Nous les indiens, nous connaissons le silence

1002714_492745604137457_1900264739_n

Nous les indiens, nous connaissons le silence. Nous n’en avons pas peur.
En fait, nous le considérons comme plus précieux et plus puissant que les paroles.
Nos ancêtres ont grandi et été éduqués dans le silence des plaines, et ils nous ont transmis cette connaissance du monde.
Observe, écoute, et agit sans attendre, sans perdre ton temps en paroles. Telle est la vraie manière de vivre.
Observe les animaux et regarde comme ils prennent soin des leurs.
Observe les anciens et regarde comme ils se comportent.
Observe l’homme blanc et regarde ce qu’il cherche…
Si tu te contentes ainsi d’observer dans un premier temps, le cœur et l’esprit tranquille,alors, tu apprendras beaucoup.
Lorsque tu auras suffisamment appris de ton observation, alors tu pourras agir en pleine conscience.

Chez les occidentaux, c’est le contraire. On récompense les enfants qui parlent beaucoup à l’école. Pendant les fêtes et les soirées entre amis, vous essayez tous de parler, là aussi.
Et au travail, vous faites ce que vous appelez des réunions, dans lesquelles tout le monde interrompt tout le monde, et tous parlent cinq, dix, cent fois !!
Et vous appelez ça : « résoudre un problème ».
Quand vous êtes chez vous, vous vous sentez nerveux si la pièce est silencieuse.
Vous avez besoin de vous tenir dans un espace empli de sons.
C’est pourquoi vous parlez rapidement, impulsivement, avant même de savoir ce que vous allez dire.

Les blancs aiment à discuter. Mais personne ne laisse l’autre finir sa phrase.
Pour les indiens, ce comportement est extrêmement irrespectueux, et surtout très stupide…
Si tu me parles, vois tu, je ne t’interromprai pas. Je cesserai peut être de t’écouter, si tes paroles sont désagréables à entendre… Mais là encore, je ne t’interromprai pas…
Lorsque tu auras fini de parler, je prendrai ma décision sur ce qui aura été dit, mais je ne te dirais rien sur le fait que je sois d’accord ou non avec toi, à moins que cela soit très important…
Je resterai silencieux et je m’éloignerai, car il n’y a rien de plus qui doit être dit.
Mais cela n’est pas suffisant, pour la majorité des blancs.

Nous devrions tous considérer nos paroles, comme si elles étaient des graines.
Nous devons les planter, et leur permettre de croître en silence.
Nos ancêtres nous enseignent que la Terre-Mère nous parle, c’est pourquoi nous devons garder le silence
pour l’entendre.

Car il existe beaucoup de voix au-delà de la nôtre…

« Tiens ta langue pendant ta jeunesse », disait le vieux chef Wabashaw, « et ainsi une pensée pourra mûrir durant ta vieillesse, qui sera d’une grande utilité à ton peuple. »
Le grand esprit m’a appris à avoir confiance en mon cœur, en mon intuition, en mon savoir intérieur, aux sentiers de mon corps, en la bénédiction de mon esprit. Il m’a enseigné à avoir confiance en ces choses-là, afin que je puisse entrer dans mon propre espace sacré et dépasser mes peurs. C’est ainsi que je pourrait cheminer dans l’équilibre, entre le glorieux soleil et l’intuitive lune.

« Ni loup ni chien. Marcher sur les sentiers oubliés avec un ancien indien », par Kent Nerburn.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s