Origine de la cause des causes

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 » Dans sa vidéo « Trouver la cause des causes », Etienne Chouard démontre comment il en arrive à souhaiter l’établissement d’une nouvelle Constitution, écrite par le peuple plutôt que par les gouvernants (juges et partie). Il explique l’importance de la démarche préalable consistant à aller trouver la cause des causes. Pourtant, son raisonnement est pris dans un paradigme qui présuppose l’obligation pour un peuple de déléguer son pouvoir à des autorités. Est-ce vraiment une obligation ? La majorité des cultures sur la Terre ont pourtant fait autrement. Et si Jean-Jacques Rousseau avait cerné l’origine de la cause des causes de tous les troubles de notre société ? Et si nous osions aller jusque là ? Car sinon, comment imposer quoique ce soit à un pouvoir en place, à moins de disposer d’un pouvoir concret plus puissant et lequel ? « 

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La Terre appartient à tous, c’est-à-dire à personne

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 » Le malheur de l’homme date du jour où il accepta de croire que son voisin avait le droit de se déclarer l’unique propriétaire du terrain qu’il avait enclos -alors qu’il appartient à tous, c’est-à-dire à personne… « 

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Chez nous un homme compte par ce qu’il est et ce qu’il donne

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 » Il y a chez vous des personnes richissimes et des personnes qui souffrent de la faim. Chez nous, si quelqu’un a faim c’est parce que nous sommes tous affamés. Chez vous un homme est d’autant plus important qu’il peut étaler le plus de possessions, d’avoir, chez nous un homme compte par ce qu’il est et ce qu’il donne. Moi je suis très important parce que malgré mes pouvoirs, je ne possède rien… »

Sitting Bull

Comment peut on être le propriétaire d’une idée ? (propriété intellectuelle)

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 » Une guerre conceptuelle, sémantique a commencé visant à privatiser peu à peu ce qui pourrait être de l’ordre du monde des idées et peut être si nous n’y prenons pas garde du phénomène de la pensée. Pour se faire un nouveau vocabulaire est en train d’émerger, tel l’expression sémantique mensongère « propriété intellectuelle », visant à faire admettre l’inadmissible, c’est à dire qu’un seul homme peut se prévaloir être le propriétaire d’une idée.  »

 

La fin de la vie et le début de la survivance. ( Discours du chef SEATTLE )

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 » Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de Terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la Terre ce dont il a besoin.

La Terre n’est pas sa sœur, mais son ennemi, et lorsqu’il la conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
Il enlève la Terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.

La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère la Terre , et son frère le Ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la Terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit possible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se déroulées au printemps ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprend pas.

Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprend pas.

L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, laver par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle, la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur.

Mais si nous vous vendons notre Terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre.

Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre Terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit ou l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la Terre ? L’idée nous paraît étrange.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon Peuple.

Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte est sacré dans le souvenir et l’expérience de mon Peuple.

La sève qui coule des arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles.

Nos morts n’oublient jamais cette Terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge.

Nous sommes une partie de la Terre , et elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme-tous appartiennent à la même famille.
Aussi lorsque le grand chef de Washington envoie dire qu’il veut acheter notre Terre, demande-t-il beaucoup de nous.

Le grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous.

Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérerons donc, votre offre d’acheter notre Terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette Terre est Sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres.

Si nous vous vendons de la Terre , vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau clair des lacs parle d’évènements et de souvenirs de la vie de mon Peuple.

Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif.

Les rivières portent nos canoés et nourrissent nos enfants. – Si nous vous vendons notre Terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos sœurs et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour une sœur.

Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre Terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition: l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette Terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre. J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait.

Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut-être plus important que le bison que nous tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude d’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme.

Toutes les choses se tiennent. Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la Terre , dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre races.

Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la Terre est notre mère.

Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-même.

Nous savons au moins ceci : la Terre n’appartient pas à l’homme, l’homme appartient à la Terre. Cela , nous le savons.

Toutes choses se tiennent comme le sang unit une famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la Terre , arrive aux fils de la Terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie: il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la terre, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut-être dispensé de la destinée commune. Après tout nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien.

Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre Dieu est le même Dieu.

Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre Terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc.

Cette Terre Lui est précieuse, et nuire à la Terre , c’est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus.

Contaminez votre lit, et suffoquerez une nuit dans vos propres détritus. Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force de Dieu qui vous a amenés jusqu’à cette Terre et qui pour quelque dessein particulier vous à fait dominer cette Terre et l’homme rouge.

Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’homme et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu. « 

— La fin de la vie et le début de la survivance ». Discours du chef SEATTLE de la tribu des Suquamish, s’adressant au président Grover Cleveland en 1854.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même

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 » Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

Seattle, chef indien Suquamish

Droit inaliénable à la vie . ( ARTICLE ZERO de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme. )

 

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ARTICLE ZÉRO de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme.

Article 0 – Droit inaliénable à la vie .

– Alinéa 1 – Tout être humain a le droit de vivre.

– Alinéa 2 – Pour vivre, tout être humain a besoin d’air, d’eau, de nourriture.

– Alinéa 3 – Pour ces 3 besoins vitaux, la terre est indispensable, l’oxygène de l’air résultant de la photosynthèse, l’eau du cycle de l’eau, et la nourriture de la biomasse végétale.

– Alinéa 4 –Tout être humain a donc le droit inaliénable d’utiliser gratuitement une surface de terre lui permettant de respirer un air pur, de s’approvisionner en eau potable, et de cultiver une nourriture saine en quantité suffisante pour assurer sa survie et sa croissance.

– Alinéa 5 – Avec le corps humain, la terre est donc le bien le plus précieux de l’humanité, et de ce fait ne peut faire l’objet d’aucune appropriation, mais seulement d’un usage respectueux des besoins vitaux de tous, ci-dessus énumérés.

– Alinéa 6 – En conséquence de quoi, la terre est déclarée patrimoine commun inaliénable de l’humanité, inappropriable, donc strictement non marchand et spéculatif.

– Alinéa 7 – Toute tentative, sous quelque forme que ce soit, de spéculation, de marchandisation, d’appropriation, de confiscation de la terre est désormais considérée pour ce qu’elle est : une tentative de mise en esclavage, de meurtre, voir de génocide des personnes dépossédées de leur droit inaliénable d’usage vital et raisonnable de la terre.

 

 

 

 

 

Le désir d’appropriation, source de toutes les souffrances

Notre vie entière est soutendue par le désir d’appropriation et donc la souffrance. Le désir étymologiquement est le fait de cesser de contempler d’où la notion  du manque en se mettant alors dans la recherche de l’objet ou personne dans la sphère du Moi. Car le problème est qui s’approprie ? Un Moi lui-même illusoire, qui fait que l’on se met en déséquilibre car on ne peut jamais rien s’approprier. Nous avons 3 types de désir, des sensations, la recherche d’un paradis et du néant, nous ne pouvons qu’être continuellement dans l’insatisfaction. On ne peut échapper à la naissance, la vieillesse et la mort, le problème est notre ignorance racine quand nous n’expérimentons pas notre nature profonde, l’expérience de la plénitude, du contentement qui ne dépend de rien. Nous sommes au contraire soutendus par un désir qui ne vient que de lui-même, qui interfère dans cet  aveuglement, entre nous et la réalité. Ce qui peut conduire à la violence, définition de Sartre, qui est le fait d’être prêt à tout pour l’assouvir, nous ne faisons en fait qu’attraper des représentations de la réalité. Alors que l’expérience mystique, silencieuse nous fait devenir un avec la réalité, plus de Moi pour saisir, plus de saisie. Échapper encore au Moi qui veut maitriser, saisir, il ne s’agit pas non plus de fuir le monde des formes mais au contraire de les habiter en profondeur, de les visiter au cœur même de leur essence pour s’éveiller à chaque instant. Laisser les choses apparaitre et disparaitre, faire face aux situations et aux autres tels qu’ils se présentent, les comprendre pour ce qu’ils sont et non fabriquer des idées ou projections sur.

http://sarasvati.over-blog.net/article-le-desir-d-appropriation-cause-principale-de-notre-souffrance-video-52630011.html

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L’illusoire concept de la propriété

La notion de propriété est un concept qui, après réflexions, se révèle totalement illusoire et insidieusement faux. « Avoir » ou « posséder » quelque chose n’a pas, en vérité, de réalité tangible ou concrète et l’idée que vivant ou inerte puisse « appartenir » à qui que ce soit est tout simplement factice. L’utilisation à outrance des pronoms possessifs dans le langage courant alimente l’illusion et soutient l’idée que le concept d’appartenance des objets et des animaux (voire des humains) soit quelque chose de naturel et qui « coule de source ».  Pourtant, il n’en est rien et cette utilisation abusive des pronoms tels que ma, ta, sa, mon, ton, son, mes, tes, ses, etc., n’est que pure tromperie.

Qu’est donc réellement cette notion de « propriété »? Que signifie vraiment « posséder » ou « avoir » quelque chose, un objet ou même un animal?

* Propriété : Droit d’user, de jouir et de disposer d’une chose d’une manière exclusive et absolue sous les restrictions établies par la loi.

* Appartenir : Être à quelqu’un en vertu d’un droit, d’un titre.

Voilà qui nous dévoile, d’ores et déjà, la subjectivité inhérente derrière le concept puisque la propriété est fondamentalement dépendante d’un système de lois (lui-même tout à fait arbitraire) et donc issu d’un consensus tendancieux. Qui décrète quoi et pour quelle raison? Il est évident que la propriété n’a aucune réalité intrinsèque et que l’application même du concept est, comme le sont les prix au supermarché, sujette à « changements sans préavis ».

Insécurité et conflits

Il en découle donc qu’une possession issue d’un arbitraire décret stipulant que nous avons le « droit » de jouir d’un objet ou d’un lopin de terre de « façon exclusive » est source d’insécurité permanente et de conflits intérieurs. Insécurité puisque, consciemment ou inconsciemment, nous savons pertinemment que notre propriété du moment peut nous être dérobée à tout instant : vol, bris, perte involontaire ou même changement dans les lois. Croire – à tort – que quelque chose nous appartient réellement crée en nous un attachement, un sentiment d’appartenance vis-à-vis nos possessions au point où nous serions affligés de ne plus les « avoir », ce qui entretient en nous une crainte constante. Une partie de nous « devient », pour ainsi dire, nos avoirs puisque nous nous y identifions car ils déterminent notre classe sociale, notre statut, notre réussite. Cela crée son lot de conflits intérieurs parce qu’en nous définissant (en partie) par nos possessions nous sommes – pour ainsi dire – possédés par celles-ci, nous en sommes dépendants. Et comme elles sont sujettes à « changements sans préavis », nous nourrissons ainsi une insidieuse angoisse quasi-existentielle constante. Il s’agit de constater l’ampleur du business de l’assurance afin de jauger à quel point ce malaise nous afflige. Garanties prolongées et compagnies d’assurances pullulent et nous poussons le ridicule jusqu’à avoir une assurance-vie!

Posséder, c’est détruire un peu

Le caractère instable de la possession et sa volatilité insécurisante nous poussent aussi à protéger nos avoirs et nous nous résignons donc, au risque de ne pas en jouir nous-mêmes, à mettre certains articles « au coffre-fort ». Lorsque nous ne nous servons pas de nos biens, nous préférons de loin les ranger plutôt que les prêter, les mettre en disponibilité au risque d’y trouver une égratignure ou, pire encore, ne plus les revoir. Ce faisant, nous en réduisons l’utilité car l’objet est ainsi inutilisé, indisponible. Il serait totalement détruit ou inexistant durant ces moments d’indisponibilité que seul notre sentiment de sécurité face à l’objet et sa possible utilisation future changerait. Ménager nos objets, paradoxalement, revient donc à les détruire un peu.

D’ailleurs, inhérent à l’idée même de la possession est celui du contrôle total de l’objet possédé – puisqu’il est « à nous », nous pouvons en disposer comme bon nous semble. Et sous la roche de ce contrôle total se cache l’anguille de la destruction, c’est-à-dire l’idée que si tel est notre désir nous avons la possibilité de mettre fin à l’existence de nos possessions – puisque nous y avons droit « de façon exclusive » – plutôt que de les donner et d’en faire profiter autrui.

Ainsi en va-t-il des aliments « périmés », dont la date de péremption (très arbitraire merci) est arrivée à terme : ils sont systématiquement détruits alors qu’ils sont toujours consommables et pourraient encore remplir des estomacs vides. Idem pour les objets dont nous ne voulons plus, mais qui pourraient encore servir à d’autres : aux rebuts, sans plus. Cette vision des choses s’étend même à l’humain lorsqu’il est considéré comme esclave et que son « propriétaire » a droit de vie ou de mort sur ce dernier.

Je vous le dis : qui parle en termes de propriété, d’avoir et de possession ne parle certainement pas d’amour…

Un concept illusoire et destructeur car incompris

En plus du gros bon sens, oublié, de l’impossibilité d’une notion telle que celle de propriété, c’est l’incompréhension générale des termes tels qu’ »appartenir » qu’il serait impératif de rectifier dans notre vision de la réalité. Nous utilisons à tort et à travers ce concept en le pervertissant au sens de « possession ». Nous avons l’habitude de dire que tel objet ou tel animal nous « appartient » comme si c’était un droit acquis aux yeux de l’Univers. Bien entendu, rien n’est plus faux car, en vérité, la seule chose qui nous « appartienne » vraiment, c’est la responsabilité personnelle face à l’objet ou l’animal en question.

En effet, il nous appartient de prendre soin de ce qui se trouve sous « notre tutelle ». Nos enfants ne nous appartiennent pas, mais il nous appartient d’en prendre soin, de les protéger et de les guider à travers leur développement. Notre maison ne nous appartient pas comme telle, mais il nous appartient de l’entretenir en tant que son locataire du moment. Il nous appartient de prendre convenablement soin de notre corps et de notre esprit car seuls nous-mêmes avons la responsabilité de notre propre vie.

L’appartenance est un concept de responsabilité personnelle et non un droit de « jouissance exclusive ».

Saint-Éxupéry disait : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, mais nous l’empruntons à nos enfants« . Voilà qui replace la notion d’ »appartenance » en lui rendant, avec raison, sa dimension de responsabilité personnelle.

C’est uniquement lorsque nous réalisons la réelle signification derrière les (faux) concepts de propriété et d’appartenance et que nous nous approchons une fois de plus de la vérité. Insécurité et conflits laissent alors place à un sentiment vivant de satisfaction personnelle car nous n’agissons plus, enfin, à contre-sens de la vie.

Plus nos idées correspondent à la Réalité, à la Vérité, plus grand est notre contact avec la Vie.

-Webmestre Zone-7

http://zone-7.net/v3/articles/lillusoire-concept-de-la-propriete

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